La première
pièce
propose une réflexion
sur le passage de la vie
à
la mort.
Une sculpture en bronze, (1,50 m x 1,40 m,
ht 1,75 m) représentant
Hadès,
figure mythologique,
sort des Enfers (encadrés
par deux
«
portes
»
à
l’encre
sur plexiglass 2 m x 40 cm)
à
visage couvert, enlevant d’un
geste sans retour Persephone , symbolisée
ici par des lambeaux de tissus et
créant
ce moment de rupture qui conduit l’Etre
au monde des ombres, vers l’abîme,
la décomposition.Les
deux triptyques peints
à
l'huile illustrent (chacun 160 x 180 cm)
les âmes défuntes
et l’outre-tombe.
La structure de la sculpture traduit ce
moment de rupture sans l’identifier.
La présence
de chaînes
et de poulies en accentue l’aspect
impersonnel et mécanique
et inéluctable.
Happé
par les abysses, celui qui vivait dans l’insouciance,
prend conscience de sa propre finitude : la
frustration la paralysie s’emparant
du désir
et de la volonté
d’action.Avant
même la recherche d’une
explication, d’une
rédemption,
l’accent
est mis ici sur l’instant
décisif
où
tout est lacéré
: l’innocence
de Persephone au bord de l’Abîme,
abandonnée
à
elle-même.
L’élaboration
des deux triptyques sous-tend tout l’aspect
dramatique de cette rupture irrémédiable
: la Mémoire
se met en quête de ses
racines et puise
à
travers le temps l’espace,
l’histoire
et la culture des souvenirs effacés
par un rideau d’incommunicabilité
invisible, mais perceptible, qui isole celui
qui reste de celui qui s’en
va.